1.   Le foehn

 

Les petits foehns 36

En hiver 37

L’épisode de décembre 2010 : le foehn à la conquête de l’Y-Grenoblois 37

L’épisode de janvier 2011 : record de température_ 37

Quand le pied de Belledonne fait de la résistance_ 38

Température ressentie_ 39

En automne_ 40

L’épisode de novembre 2010_ 40

En été_ 41

L’épisode de juillet 2009 : une nuit d’été torride_ 41

Au printemps 43

L’épisode d’avril 2012 : coup de projecteur 43

Aux sources du foehn_ 43

Limite spatiale du foehn_ 45

Le foehn d’Est 45

Le foehn de nord_ 46

Foehn par les Préalpes 46

 

14 novembre 2010 vers midi. Empilement de lentilles de foehn en direction du Dévoluy. Vu depuis le Habert de Chamechaude. Photo : Helen G.

L

e foehn est un phénomène d’assèchement et de réchauffement de la masse d’air du côté « sous le vent » de la montagne. En allemand, le föhn est un mot qui veut dire sèche-cheveux !

L’effet de foehn se manifeste à Grenoble de manière flagrante par vent du sud : la température grimpe et l’humidité chute en très peu de temps. Le phénomène de réchauffement de l’air naît légèrement au sud des crêtes séparant les Alpes du Sud des Alpes du Nord et s’amplifie en redescendant les premières montagnes des Alpes du Nord : le sud du Vercors, le col de la Croix Haute, les crêtes du Dévoluy et les Ecrins. L’effet de foehn se manifeste ainsi dès Lus-La-Croix-Haute et prend de l’ampleur sur le sud du plateau du Vercors (exemple : Vassieux) et la Matheysine (exemple : Cholonge).

Dans l’agglomération grenobloise, il est ressenti plus tôt et plus intensément dans le sud : à Varces, à Vizille et à Echirolles par exemple. Lors de courts épisodes de foehn, il arrive que le réchauffement n’atteigne d’ailleurs pas la ville de Grenoble-même, et a fortiori ni la Cluse de l’Isère, ni le Haut-Grésivaudan et encore moins les collines du Dauphiné. Chaque épisode de foehn est ainsi caractérisé par son intensité et sa durée.

A Grenoble, pour les épisodes de foehn modéré, la limite est nette et souvent située avenue des Jeux Olympiques, très précisément au point latitude/longitude suivant : 45,177308 5,754813 ! Ce sont souvent les cyclistes les plus au fait de ces contrastes…

Cette limite trahit probablement le début d’abri créé par Belledonne par rapport à ce vent chaud. C’est ainsi un des premiers endroits où le foehn s’épuise, même s’il reste par ailleurs vigoureux sur l’adret en face : Bastille, Rachais et Saint-Eynard…

Quand le foehn est suffisamment fort, il se diffuse jusque dans la Cluse de l’Isère et le Haut-Grésivaudan. Il s’estompe ensuite au-delà de Voiron et du nord du Grésivaudan.

Le foehn ne fait pas que réchauffer l’air, il l’assèche en même temps. Quand les bourrasques de foehn cessent en fin d’épisode, la température s’abaisse, voire plonge, tandis que le taux d’humidité remonte.

Le foehn façonne les nuages et engendre parmi les plus beaux ciels de l’année... Les nuages soufflés sont souvent remarquables : on parle de lentilles de foehn ou de lenticulaires. En allemand, on dit « Föhnfisch » ou encore « Foehnschiffchen », c’est-à-dire « poisson de foehn » ou « coupelle de foehn ».

Les petits foehns

Je classe dans les « petits foehns » les situations de foehn courtes, qui ne dépassent pas quelques heures. Ils passeraient presque inaperçus en été, mais l’heure de la température maximale va les révéler !

Les petits foehns se font également ressentir par la prolongation, voire l’amplification, de la chaleur d’une après-midi jusque tard dans la soirée, pour le plus grand plaisir des convives installés sur les terrasses des cafés... Un exemple : le 23 août 2012 à minuit, il fait encore +30°C à Poisat et +31°C à Grenoble ![1]

En hiver

En hiver, le foehn fait monter la température soudainement et fortement, même quand le froid est bien installé. Le processus de fonte de neige s’accélère alors et peut être spectaculaire sur les versants exposés au vent du sud. En Suisse, il est surnommé le « mange-neige ».

L’épisode de décembre 2010 : le foehn à la conquête de l’Y-Grenoblois

Le 5 décembre 2010, l’effet de foehn démarre le matin sur un sol bien enneigé jusqu’en plaine. Après une bonne gelée pendant la nuit, Vizille est aux premières loges et voit sa température grimper à +8°C, alors qu’il gèle encore à Grenoble et dans le Grésivaudan. Il fait ainsi -1°C à 10 km de là, à Saint-Martin d’Hères !

Le Versoud, abrité par Belledonne du vent du sud, conserve une température basse avec -2,4°C. A Meylan, il fait aussi environ -2°C avec un temps calme, sans vent, mais un signe précurseur indique un changement imminent : les habitants entendent le vent souffler sur les crêtes du Saint-Eynard. Le vent du sud touche déjà les hauteurs de la Chartreuse… Peu avant 11h, le vent se lève en bourrasques et la température grimpe à +6°C à Meylan à 350 m d’altitude. L’épisode de foehn se généralise...

L’épisode de janvier 2011 : record de température

L’effet de foehn qui a eu lieu le 8 janvier 2011 est cité comme évènement notable sur le site de Météo France. La température atteint ce jour-là +19°C[2] au cœur de l’hiver à Grenoble. La capitale des Alpes n’est pas la seule concernée par la douceur, mais elle fait figure d’« intruse » avec sa position relativement septentrionale par rapport aux autres villes citées par Météo France. Pour certaines[3] d’entre elles, il s’agit du même phénomène : le foehn toujours, mais à travers les Pyrénées. Enfin, Chamrousse, à 1700 m d’altitude, présente une température de +9°C, touchée elle aussi de plein fouet par la masse d’air issue de l’effet de foehn.

Quand le pied de Belledonne fait de la résistance

L’épisode de décembre 2011 : Le Versoud résiste au foehn

Le 1er décembre 2011, à 20h30, l’épisode de foehn est bien amorcé du côté de Vizille (+15,8°C), du Vercors (+11,3°C à Vassieux) et du plateau matheysin (+10,2°C à Cholonge). Il est en croissance côté Saint-Martin d’Hères avec +12,6°C, mais pas vraiment ressenti au Versoud à 10km de là, où il fait +5,9°C.

Un peu moins de 2h plus tard, le foehn s’est bien imposé à Saint-Martin d’Hères (+15,5°C) tandis que la température du Versoud (+5,2°C) a poursuivi sa descente comme lors d’une nuit calme…

L’épisode d’octobre 2012 saute aux yeux

Le 17 octobre 2012 vers 11h, on est en situation de foehn de sud. C’est assez fréquent en cette période de l’année… Le vent souffle fort : les drapeaux du belvédère de la Bastille sont tendus. Ce jour-là, on peut visualiser clairement la couche d’air froid résistant à l’assaut du foehn, calée contre le pied de Belledonne.

On remarque une bande d’air sale qui commence vers Gières, à peine perceptible, et qui s’accentue et s’élargit en direction de Tencin. Je pense qu’on reconnaît là le résidu d’air froid que le foehn n’a pas (encore) réussi à chasser. Il est probable qu’il y ait une différence de température sensible entre l’air sale et l’air nettoyé par le vent du sud. La vallée est coupée en deux : rive gauche, temps calme mais pollué ; rive droite, tempête mais air renouvelé !

Température ressentie

En plaine, le vent du sud, en plein régime, renvoie souvent à une sensation de douceur. Malgré le vent, en plein hiver, il est souvent agréable de se promener par temps de foehn bien établi.

Par contre, lorsque l’on s’élève en altitude, malgré la douceur ambiante, la température ressentie peut être froide, voire très froide. C’est le cas particulièrement à Chamrousse et à la station de Villard de Lans où le vent du sud peut souffler en tempête.

Le foehn est donc un vent ressenti comme chaud uniquement en plaine lorsque le foehn est en « vitesse de croisière ». Par contre, en montagne, malgré la neige qui fond rapidement, la sensation est glaciale en particulier quand le vent souffle très fort.

En automne

Le foehn en automne retarde quelque peu l’arrivée de l’hiver en effaçant partiellement les premières neiges…

Quand les bourrasques de foehn sont régulières, la température élevée varie peu au cours de la nuit et de la journée. Il y a une certaine insensibilité de la température à l’heure de la journée, la température maximum peut donc être atteinte à des heures assez insolites par rapport à l’habitude.

L’épisode de novembre 2010

Au cours de la journée du 14 novembre 2010, le ciel de foehn va présenter un véritable spectacle aux résidents des Alpes – en particulier lorsque le soleil va se coucher.

Lors de l’effet de foehn, les températures peuvent être très contrastées d’une localité à l’autre. L’altitude devient presque un élément secondaire par rapport à l’exposition au vent du sud. Il fait par exemple plus chaud à Mens (700 m d’altitude) et à Lans-en-Vercors (1000 m) qu’au Versoud à 220 m d’altitude. A des altitudes équivalentes, entre Echirolles et Saint-Martin d’Hères il y a +6°C d’écart pour environ 4 km, et il y a encore +4°C d’écart entre Saint-Martin d’Hères et le Versoud pour environ 10 km. On a aussi +13°C d’écart entre Bouvesse-Quirieu et Vinay, distantes d’environ 60 km et à des altitudes voisines.

Depuis le Habert de Chamechaude en direction du sud, le vent dessine un empilement de lentilles de foehn au-dessus du plateau matheysin et des lacs de Laffrey reflétant le soleil.

En été

En été, le foehn ne se ressent pas comme dans les autres saisons : en effet, l’air est déjà souvent chaud ou très chaud. Il se remarque surtout la nuit car il empêche la température de redescendre. Le foehn d’été maintient des températures élevées la nuit, qui s’abaissent de seulement quelques degrés par rapport à la température en journée. Pour la végétation, c’est souvent un coup rude supplémentaire qui lui est porté, surtout quand le foehn se manifeste après déjà de nombreux jours voire semaines de beau temps très chaud. Le vent chaud et sec va finir d’assécher complètement les sols exposés au foehn. Toute proportion gardée, c’est l’effet sirocco de la région grenobloise !

L’épisode de juillet 2009 : une nuit d’été torride

Les 18 et 19 juillet 2009, un bref épisode de fraîcheur avait touché la région. Les sommets de Belledonne étaient même devenus blancs pendant quelques jours. Ce n’est pas si fréquent que ça en juillet…

Pourtant, quelques jours plus tard, c’est la chaleur qui va s’abattre sur Grenoble et ses environs !

Lors de l’épisode de vent du sud sur l’agglomération grenobloise le 22 et le 23 juillet 2009, la température est restée très élevée toute la nuit. Le bulletin météo de France 2 du 23 juillet est éloquent avec +31°C comme température matinale pour Grenoble : les épisodes de foehn en été se remarquent surtout par la douceur, voire la chaleur des températures nocturnes.

De 22h à 6h, la température la plus faible enregistrée au Versoud est de +29,0°C. L’écart avec Saint-Geoirs, situé à environ 45km à vol d’oiseau du Versoud est important : ce jour-là, l’effet de foehn par vent du sud s’est nettement moins ressenti dans la plaine de la Bièvre que dans le Haut-Grésivaudan.

A Vizille, la température minimale enregistrée le 22 juillet 2009 est de +28,9°C. Le lendemain, elle est encore de +27,3°C. Au final, sur 48 heures, la température n’a jamais été plus basse que +27,3°C !

La palme revient à Saint-Martin d’Hères avec des chiffres plus impressionnants encore : du 22 juillet 13h au 23 juillet 19h, la température n’est jamais descendue en-dessous de +32°C !

Les différentes villes de l’agglomération battent ainsi vraisemblablement des records de chaleur de températures minimum sur 24h avec des valeurs entre +29°C et +32°C. Ces valeurs sont probablement proches des records nationaux, aux côtés de villes comme Menton.

Finalement, l’épisode se termine en fin d’après-midi du 23 juillet sur l’agglomération grenobloise. La trouée de foehn montre des signes de faiblesse : le ciel bleu se fait envahir par des cumulus congestus qui viennent de l’ouest.

Au printemps

De mars à avril, le foehn est un véritable « catalyseur de printemps » ! Il fait fondre les neiges face sud qui sont encore à basse altitude et réchauffe les terres encore froides de la plaine. A Grenoble, les terrasses de cafés sont prises d’assaut après les mois froids…

L’épisode d’avril 2012 : coup de projecteur

Le ciel est très sombre au-dessus de la chaîne de Belledonne, avec d’imposants nuages. Dans la plaine, le soleil est déjà couché. Entre les deux, le soleil éclaire les neiges belledonniennes. Il a beaucoup neigé les jours précédant la prise de vue et la blancheur éclatante de la neige tranche avec le sombre des nuages et la pénombre de la vallée.

Aux sources du foehn

Comme on l’a vu plus haut, la chaleur du foehn se fait déjà ressentir dans le Trièves et dans le sud-Vercors. Où naît donc le foehn ? Et en particulier, le col de la Croix Haute en est-il la limite méridionale ? Offner, déjà, mettait en doute la frontière du col de la Croix Haute, en signalant que des hausses de température sont constatées dès le village de la Croix Haute, en Drôme, c’est-à-dire sur le versant sud du col.

Le 28 avril 2012, en parcourant Grenoble-Sisteron en voiture, j’ai relevé les valeurs sur le thermomètre du véhicule[4]. Il y a une différence nette et subite entre le versant nord et le versant sud du col de la Croix Haute : on enregistre un écart d’environ +2°C sur une distance inférieure à 500 mètres. Le minimum de température est atteint 20 km plus loin et 300 m d’altitude plus bas que le col : vers Aspres sur Buëch avec +13°C. Ce jour-là, le foehn naissait donc vers la crête de la montagne de la Longeagne, le phénomène s’amplifiant en direction du col de la Croix-Haute et se prolongeant dans la descente du col. On peut donc penser que le réchauffement de la masse d’air débute quelque peu en aval de la limite géographique Alpes du Nord / Alpes du Sud. Il se poursuit et s’amplifie, ensuite sur le versant descendant vers Varces, Vizille et Grenoble.

Lors de certains épisodes de vent du sud, il arrive que du sable du Sahara parvienne jusque dans le ciel des Alpes[5]. On le remarque généralement lorsque quelques gouttes tombent des nuages sur les voitures, puis s’évaporent. Les voitures sont alors légèrement jaunies, recouvertes de grains de sable. En passant le doigt sur la vitre ou la carrosserie, on touche le sable du Sahara !


 

Limite spatiale du foehn

On vient de voir où naît l’air chaud lié au foehn : légèrement au sud du département de l’Isère, dans les Hautes-Alpes et en Drôme. Il s’amplifie ensuite sur le Vercors, le Trièves et la Matheysine. Au nord, il va lentement perdre de l’importance. La différence est déjà perceptible entre Vizille et Meylan. Les graphiques de température représentent fort bien ce qui arrive à l’air chaud du foehn au fur et à mesure de sa progression au nord. En fin de soirée du 17, le foehn est quasi-constant dans les 2 localités : +22°C pour Vizille et +20°C pour Meylan. L’air chaud a « perdu[6] » environ +2°C de Vizille à Meylan.

L’intervalle violet illustre approximativement la pause[7] du foehn pendant la nuit. Elle est d’à peine 3 heures pour Vizille contre environ 10 heures pour Meylan. La pause commence par contre plus tôt à Vizille, un peu avant une heure du matin. A une heure du matin, il ne fait « plus que » +16°C à Vizille alors qu’il fait encore +20°C à Meylan.

La température à Vizille reste une grande partie de la journée supérieure à +22°C alors que Meylan ne dépasse cette température que brièvement, en forme de pic. Meylan reste malgré tout une ville bien exposée au foehn, du fait de sa position sur le versant sud de la Chartreuse. La différence est, par contre, radicale avec Le Versoud, pourtant à la même latitude, mais protégée par Belledonne.

Plus au nord, le foehn finit par perdre ses caractéristiques, c’est le cas à Chambéry et au nord de la plaine de la Bièvre. La masse d’air récupère alors en quelque sorte ses propriétés d’origine.

En hiver, il arrive aussi que le foehn soit uniquement en altitude, dans un premier temps au moins, le fond de vallée restant occupé par l’air froid.

Le foehn d’Est

Le foehn d’Est est plus particulièrement ressenti sur le plateau des Petites Roches. C’est généralement Belledonne qui fait office d’obstacle dans ce cas. Le ciel est bouché à l’Est, en direction de Névache. A l’ouest de la crête Belledonnienne, c’est un beau ciel bleu qui domine…

Le foehn de nord

Moins spectaculaire et moins violent que le foehn du sud, le foehn du nord offre néanmoins de beaux paysages à l’observateur de la vallée !

Foehn par les Préalpes

Par temps de foehn de nord, une des jolies photos à faire, c’est le « rouleau de foehn ». Il y en a parfois sur les faces Est de la Chartreuse et du Vercors généré par une perturbation déjà un peu fatiguée qui s’épuise sur les Préalpes (beau temps sur le sud-grenoblois, le Grésivaudan, Belledonne, Taillefer). En Chartreuse, il est particulièrement visible sur les Grands Crêts, où l’on voit l’écoulement d’un nuage et sa dissipation lorsqu’il plonge dans la vallée du Grésivaudan.

Foehn du Faraut

Quand la grisaille persiste en hiver, parfois du Léman au Trièves en passant par Grenoble, il arrive qu’elle s’arrête vers le Champsaur (ou le col Bayard). Quand elle s’achève près du Champsaur, c’est la montagne du Faraut qui fait office de frontière sèche. Sur la photo ci-dessous, on voit la masse d’air qui redescend sur le versant sud du Faraut et qui se débarrasse de son humidité !

 



[1] 7 jours plus tard, le 31 août 2012, il neige à 1700 m (altitude de la tenue au sol) sur Belledonne et il fait environ +14°C au meilleur moment de la journée à Grenoble…

[2] Il s’agit du record de température maximum pour un mois de janvier à Grenoble.

[3] Biarritz et Cauterets par exemple.

[4] La précision de la mesure n’est donc pas très bonne, mais, ici, c’est surtout l’écart qui nous intéresse.

[5] Pour les épisodes très marqués, le sable du Sahara atteint même Paris et la Belgique.

[6] Perdu entre guillemets, car ce n’est pas dit que l’air qui passe par Meylan soit passé au préalable dans la ville de Vizille...

[7] L’arrêt du foehn est spectaculairement soudain et encore plus la reprise : presque du vertical sur le graphique ! A priori, c’est l’air froid (relatif) qui se reconstitue la nuit, avant que le foehn ne le chasse de nouveau. On est comme sur une bascule de « foehn ou rien ».